ARK: Survival Ascended accueille Gargantar et Cerberax

ARK: Survival Ascended accueille Gargantar et Cerberax

ARK: Survival Ascended vient de prendre de l'ampleur, et pas qu'au sens figuré.

Cette nouvelle salve de mises à jour ne se résume pas à un seul patch. Il y en a trois, réparties entre le jeu de base et deux DLC distincts. Chacune amène une créature sur l'île. La première est un dragon à l'appétit sans fond. La deuxième, un chien à trois têtes à la silhouette familière. Et la troisième, un dinosaure déjà connu qui reçoit enfin l'attention qu'il attendait depuis longtemps.

Ce à quoi vous pourrez réellement jouer dépend de votre investissement dans ARK. La mise à jour du jeu de base est accessible à tous. Les deux autres sont réservées aux DLC Dragontopia et Fantastic Tames Season 1 : seuls les joueurs qui possèdent ces extensions croiseront donc les nouveaux monstres. Pour les plus mordus, en revanche, ce sont trois bonnes raisons de repartir explorer les terres sauvages.

Gargantar : un dragon qui grandit en dévorant

La vedette revient à Dragontopia. Son nouveau venu, Gargantar, est un dragon gigantesque doté d'un concept simple et un brin inquiétant : plus il dévore de créatures, plus il devient puissant.

Ce choix de conception mérite qu'on s'y arrête. Dans un jeu de survie, la plupart des créatures ont des caractéristiques figées. On en trouve une, on la combat ou on l'apprivoise, et on sait à peu près à quoi s'attendre. Une bête dont la force évolue selon ce qu'elle mange, c'est une tout autre affaire. Le dragon devient alors une sorte de projet au long cours, un animal dont la puissance dépend de ce qu'il a vécu, et pas seulement de ce qu'il est.

Côté attaque, Gargantar n'est pas plus raffiné qu'à table. Il crache de l'acide et vomit de l'acide. Pas vraiment le majestueux souffle de feu des dragons de fantasy, mais c'est indéniablement marquant, et cela colle à une créature définie par ce qui finit dans son estomac.

Cerberax : trois têtes, trois appétits

Du côté de Fantastic Tames Season 1, la nouveauté s'appelle Cerberax, un molosse à trois têtes. Quiconque a quelques notions de mythologie grecque reconnaîtra tout de suite l'inspiration. Cerbère gardait les portes des Enfers, et Cerberax lui doit clairement beaucoup, même si le nom prend un peu de distance.

Le plus intéressant n'est pas son apparence, pourtant. C'est la façon de l'apprivoiser. Au lieu de traiter Cerberax comme un seul animal, les joueurs doivent gérer séparément les envies de chacune de ses trois têtes. Contentez-en une en ignorant les autres, et vous n'irez sans doute pas bien loin.

L'apprivoisement a toujours été le cœur battant d'ARK, et les systèmes de lien avec les créatures se multiplient dans les jeux multijoueurs. Il suffit de voir comment Soulframe permet désormais aux joueurs de répartir les statistiques de leur louveteau. Cerberax emprunte une autre voie. Il ne s'agit pas des chiffres qu'on attribue après coup, mais du numéro d'équilibriste à réussir pour mériter l'animal dès le départ.

Le Therizinosaurus chouchouté

La troisième mise à jour est celle dont profitent tous les joueurs d'ARK, et elle n'ajoute aucune nouvelle créature. Le Therizinosaurus, le dinosaure surtout connu pour ses griffes démesurées, a droit à ce qu'ARK appelle une mise à jour TLC. TLC signifie "tender loving care", et l'étiquette désigne les refontes de créatures déjà présentes dans le jeu.

Les changements sont avant tout pratiques. Le Therizinosaurus arbore désormais différents styles de griffes, et chacun indique la ressource que l'animal récolte le mieux. Plus besoin de deviner : les joueurs peuvent lire l'utilité d'une créature directement sur son corps. S'y ajoutent une nouvelle capacité de bond pour gagner en mobilité, ainsi qu'un lifting visuel.

C'est la moins spectaculaire des trois mises à jour, mais c'est peut-être celle qui changera le plus le quotidien des joueurs, tout simplement parce qu'elle concerne le jeu de base et une créature sur laquelle ils comptent déjà.

Les trois animaux ont chacun droit à leur vidéo de présentation : ceux qui veulent voir les habitudes alimentaires de Gargantar, les têtes de Cerberax ou le nouveau bond du Therizinosaurus en action peuvent y jeter un œil avant de se connecter.

Notre avis

Cette répartition en dit long sur la façon dont ARK: Survival Ascended se construit. Deux des trois créatures sont réservées à des DLC payants, tandis que le jeu de base reçoit une refonte plutôt qu'un animal inédit. Cela laisse entrevoir un modèle où les créatures nouvelles et accrocheuses arrivent de plus en plus via des extensions, pendant que le jeu de base est entretenu à coups d'améliorations. Pour les joueurs qui possèdent tout, c'est parfait. Pour les autres, il faudra surveiller si l'écart entre le contenu du jeu de base et celui des DLC continue de se creuser.

Les mécaniques sont la partie la plus encourageante. Un dragon qui se renforce au fil de ses repas et un molosse dont il faut satisfaire les trois têtes poussent tous deux l'apprivoisement au-delà du simple "on l'assomme et on le nourrit". On retrouve le même goût pour des systèmes de créatures plus poussés ailleurs, de Fallout 76 qui ajoute des animaux de compagnie à son monde à Monster Hunter Wilds qui promet des combats de monstres plus corsés. Le vrai test sera de voir comment ces systèmes tiendront le choc une fois que les tribus s'affronteront sur les serveurs officiels.