Project S.U.N.D.I.A.L. : un extraction shooter vu du dessus

Project S.U.N.D.I.A.L. : un extraction shooter vu du dessus

Les extraction shooters sont partout en ce moment. Choisissez une boutique en ligne, faites défiler la page pendant une minute, et vous tomberez sur un énième jeu qui vous propose de plonger dans une zone hostile, de ramasser tout le butin que vous pouvez porter et de repartir avant de vous prendre une balle dans le dos. La formule fonctionne, mais tous ces jeux commencent aussi à se ressembler.

Ice Quake, qui assure à la fois le développement et l'édition du jeu, pense avoir trouvé le moyen de sortir du lot. Project S.U.N.D.I.A.L. est un extraction shooter PvPvE en 2D, vu du dessus. Il se déroule dans une Europe post-apocalyptique en ruines. Si ce décor et ces initiales vous rappellent quelque chose, c'est sans doute voulu. Le jeu tente avant tout de recréer l'expérience S.T.A.L.K.E.R. dans un style visuel plus old school.

Une recette connue dans un emballage rétro

Le concept ne surprendra personne parmi ceux qui suivent le genre. Sur le papier, Project S.U.N.D.I.A.L. coche toutes les cases attendues, et Ice Quake ne prétend pas le contraire.

Au cœur du jeu, on retrouve un gameplay d'extraction à haut risque, cette tension qui définit toute la catégorie. Chaque sortie signifie que vous avez quelque chose à perdre. Autour de ce noyau s'articulent plusieurs systèmes qui devraient parler aux amateurs de shooters teintés de survie :

  • La personnalisation des armes, que le développeur décrit comme poussée, si bien que bricoler son équipement fait partie de la progression sur le long terme
  • Des régions dynamiques et des effets météo pour éviter que la carte ne paraisse figée d'une partie à l'autre
  • Des mécaniques de survie, notamment la faim et les blessures, que les joueurs devront gérer
  • Une progression du personnage pour donner une valeur durable à chaque extraction réussie
  • De nombreux ennemis et joueurs hostiles, et c'est là qu'intervient l'étiquette PvPvE

Ce dernier point compte. Dans un jeu PvPvE, la menace ne se limite pas aux monstres et aux bandits contrôlés par l'ordinateur. D'autres joueurs humains partagent le même terrain et convoitent le même butin. À eux de décider s'ils coopèrent ou s'ils ouvrent le feu.

Ce qui distingue ce projet, ce n'est aucune des fonctionnalités de cette liste en particulier. C'est la présentation. La plupart des extraction shooters misent sur le réalisme, avec une caméra à la première personne ou par-dessus l'épaule et des graphismes coûteux. Une approche vue du dessus et rétro est bien plus rare, et cela pourrait suffire à attirer l'œil des joueurs lassés de l'apparence habituelle du genre.

En solo ou en ligne, à vous de choisir

Un détail qui pourrait compter pour beaucoup de lecteurs : Project S.U.N.D.I.A.L. se joue aussi bien en solo qu'en multijoueur en ligne. Ce n'est pas une évidence dans ce créneau. De nombreux jeux d'extraction sont entièrement construits autour des autres joueurs, ce qui peut les rendre impitoyables pour ceux qui veulent simplement explorer un monde sinistre à leur rythme. Une option solo offre une porte d'entrée plus douce, tandis que le mode en ligne conserve la tension du PvP pour ceux qui la recherchent.

Date de sortie et playtest

Ice Quake a fixé la sortie au samedi 27 mars 2027, sur Steam. Ce qui laisse encore pas mal de temps avant le lancement.

D'ici là, il devrait être possible de l'essayer. La page Steam du jeu annonce un playtest à venir, mais aucune date de début n'a encore été communiquée. Une vidéo de gameplay est également disponible et donne un premier aperçu de l'action vue du dessus en mouvement.

Vue d'ensemble

Project S.U.N.D.I.A.L. débarque dans un genre encombré et, à certains signes, sous pression. Même les projets établis accusent le coup. L'équipe derrière ARC Raiders a ouvertement reconnu qu'elle est à bout de souffle, et Synduality: Echo of Ada fermera ses serveurs l'an prochain. Autant de rappels que lancer un extraction shooter est une chose, et garder ses serveurs remplis en est une tout autre.

Dans ce contexte, l'approche d'Ice Quake paraît sensée. Plutôt que d'affronter de front des productions plus importantes sur le terrain du spectacle visuel, le studio mise sur une autre caméra, une esthétique rétro et une source d'inspiration très appréciée. Le lien avec S.T.A.L.K.E.R. est un argument bien trouvé, car cette série compte un public fidèle qui privilégie généralement l'ambiance et les systèmes à la finition. La vue du dessus pourrait aussi rendre les moments tendus et lents typiques du genre plus lisibles et moins punitifs pour les nouveaux venus, même si seule une prise en main permettra de le confirmer.

L'option solo pourrait bien s'avérer l'élément le plus important de l'ensemble. Les jeux d'extraction exclusivement en ligne vivent ou meurent selon leur nombre de joueurs. Un jeu qui fonctionne encore quand les salons sont vides dispose d'un filet de sécurité dont beaucoup de ses concurrents sont privés. Cela dit, il faudra surveiller l'équilibre entre les deux modes, et voir si le jeu en solo ressemble à une expérience complète ou à un simple terrain d'entraînement pour le mode en ligne.

L'autre grande question concerne la liste des fonctionnalités elle-même. Personnalisation poussée des armes, besoins de survie et météo dynamique, tout cela sonne bien dans une description de boutique, mais ce sont aussi les mêmes promesses que font la plupart des jeux du genre. Ce qui fera la différence, c'est la façon dont ces systèmes s'articulent en vue du dessus, et ce qu'Ice Quake sera capable de livrer.

Pour l'instant, c'est le playtest qu'il faut garder à l'œil. Une fois sa date annoncée, il devrait fournir le premier indice clair permettant de savoir si Project S.U.N.D.I.A.L. apporte un regard neuf sur une formule usée ou s'il n'est qu'un titre de plus dans un genre déjà saturé. Mars 2027 est encore loin, ce qui laisse au développeur le temps d'affiner son concept. Cela laisse aussi aux concurrents le temps d'encombrer encore davantage le marché.